Figure essentielle de la scène montpelliéraine, il développe depuis plus de trente ans une ½uvre singulière, entre chanson, rock, musique latine et théâtre..
Héritier d’une tradition exigeante proche d’artistes comme Bob Dylan ou Alain Bashung, il place le texte au c½ur de son travail, dans une écriture à la fois poétique, directe et engagée.
De Nouvelles du front à Réminiscences en passant par Amor, Demi-Sommeil ou Traverser, il construit un parcours cohérent, indépendant, porté par la scène et une relation forte au public.
Aujourd’hui, il prépare la sortie de Ressuscité (octobre 2026), un album de mémoire et de résilience, traversé par la disparition, la tendresse et l’humour. Un album sur ceux qui ne sont plus là, mais dont la présence continue de circuler autrement.
Au fil de ses projets, de ses albums et de ses concerts, Georges Nounou s'est entouré de musiciens aux univers variés qui ont contribué à façonner son parcours artistique.
Emmanuel RIVALAN : Sonorisateur
Crédits photos : Catie Chapelier
Crédit photo Georges Nounou en en-tête : François Des Rieux.
Les albums de Georges Nounou sont disponibles en streaming et à la vente sur les toutes les plateformes de distribution
REMINISCENCES - 2016
Coffret CD-DVD - RockStore Live 2014
TRAVERSER - 2014
AMOR - 2011
Demi-Sommeil - 2009
Les Nouvelles de Front - 2007
Le clip BLEUS DE SETE extrait de l'album
Georges Nounou est de ces artistes qui tracent leur route hors des radars, mais dont l’empreinte s’inscrit durablement dans le paysage. Figure essentielle de la scène montpelliéraine, il développe depuis plus de trente ans une ½uvre singulière, entre chanson, rock, musique latine et théâtre.
Auteur, compositeur, interprète et homme de scène, il appartient à cette lignée de chanteurs-musiciens pour qui l’écriture est un acte vital. Chez lui, le texte n'est jamais un prétexte : il est le moteur. Une exigence qui le rapproche d’une tradition incarnée par des figures aussi diverses que Bob Dylan, Victor Jara ou Alain Bashung.
Aguerri au sein de groupes emblématiques de Montpellier (Les Êtres Humains, Caravansérail, Brassens l’Irlandais, Amanda), Georges Nounou a construit une identité artistique en marge des formats dominants. Une trajectoire libre, nourrie par la scène et un rapport spontané au public.
Sa discographie solo, entamée avec Nouvelles du front (2007), pose les bases : une écriture tendue, un son hors-tendance, une présence. Avec Demi-Sommeil (2009), il élargit les paysages sonores, entre tension rock et respiration pop. Amor (2011) marque un virage plus radical, presque à nu, où les mots prennent toute la place. Puis Traverser (2014) s’impose comme un album de maturité, une carnet de voyages et d'émotions offerts en partage à l'auditeur. Enfin Réminiscences (2016) amorce la notion de bilan, de retour sur soi, album-fleuve largement consacré au ?bruit des illusions?...
Sur scène, Georges Nounou ne joue pas : il est. Dans des formes souvent épurées, il privilégie la justesse à l’effet, la présence à la démonstration.
« Je ne cherche pas à plaire. Je cherche à atteindre. »
Parallèlement, il compose pour le théâtre, notamment avec le Théâtre en Flammes, prolongeant ce dialogue constant entre musique et spectacle vivant.
Georges Nounou poursuit une ½uvre exigeante et indépendante, fidèle à une ligne rare : celle d’un artiste pour qui la création reste un geste nécessaire, une manière de tenir le monde à distance tout en le regardant en face.
Aujourd’hui, Georges Nounou ouvre un nouveau chapitre avec Ressuscité, un album attendu pour octobre 2026. Ce disque s’inscrit dans une zone rare : celle de la mémoire vive.
À travers ces chansons, il évoque celles et ceux qui ont traversé ou façonné sa vie — amis, présences familières, visages aimés ou parfois détestés — et qui, pour la plupart, ont disparu.
Ressuscité est un disque sur les absents, mais surtout sur ce qui demeure. Il parle de la disparition sans s’y enfermer, en laissant circuler l’humour, la tendresse et une forme de légèreté grave. C’est un album de nostalgie, mais aussi un album de résilience : le chant d'une mémoire turbulente, qui continue de s'agiter, de dénoncer, de rire, en un mot de résister.
On y retrouve cette écriture caractéristique de Georges Nounou, où l’intime rejoint l'universel, où les histoires individuelles deviennent des fragments d’une expérience plus large du temps et de l’attachement.
“J’ai commencé le piano à l’âge de 8 ans, contre mon gré. Près de 50 ans plus tard, je suis un chanteur capable de s’accompagner au piano. Entre les deux : la guitare. Plus un zig-zag, une simple péripétie qui m’a conduit d’un petit banc de conservatoire aux sorties d’autoroute de France et de Navarre, cap sur les MJC, théâtres, salles de concert et salles de bar de l’hexagone ou d’ailleurs. J’ai joué pop en débutant (APSARA, PALSAMBLEU, CAYENNE), j’ai connu les chorales et le « Chant Général » (Néruda/Théodorakis, 1982 à 84), le rock’n roll (RATONS-LAVEURS, ÊTRES HUMAINS), la world-song (CARAVANSERAIL, BRASSENS L’IRLANDAIS), j’ai « collaboré » (OTH, NAUFRAGES, SHERWOOD, TULAVIOK, RINOCERÔSE…), j’ai pratiqué le piano-bar, l’animation dans les écoles et collèges, le spectacle en pédiatrie hospitalière, j’ai réalisé une vingtaine d’albums en tant qu’auteur-compositeur-interprète et surtout : j’ai vécu (et vis encore) une vie de musicien-comédien-baladin au sein du THEATRE EN FLAMMES, ma compagnie depuis plus de trente ans. Tout ça, je l’ai vécu et traversé parce qu’à 8 ans on a glissé en moi le poison subtil de ces petites notes de piano dont je ne voulais pas. Je préférais le foot.»